Réflexion sur notre pratique dans la durée.

Rechercher sans prétention le perfectionnement et les clés qui nous font avancer dans notre quête et notre bien être dans la pratique. La route est longue et rechercher les raccourcies ne même qu’à des détours parfois fructueux mais éphémères et souvent nous ramène au point de départ.

Je m’aperçois que depuis ses années d’entraînements et les cours donnés, mes réflexions s’accentuent, car on croit connaitre et comprendre, mais très souvent nous synthétisons.

 

En revanche le corps qui change nous incite à l’écouter et inévitablement modifier le geste, la technique. Quand d’autres arrêtent une activité car trop vieux pour la pratiquer (exigence physique), les arts martiaux eux permettent cette continuité en accentuant justement une exigence sur le corps. Pas de façon athlétique, mais intrinsèquement.

 

La nécessité du souffle, celui qui nourrit nos tissus d’oxygène, mais bien plus encore, celui qui conditionne et fortifie notre énergie.

Les mécanismes articulaires du corps subissent de l’usure dans une pratique martiale quotidienne. Les hanches, le dos, les épaules et genoux subissent généralement des traumatismes liés à cette activité. En revanche un travailleur du bâtiment subira d’avantage de traumatisme du à son travail harassant.

 

La prise de conscience que notre corps ne puisse plus comme avant reproduire certaines techniques ne pose aucuns soucis pour le pratiquant, car le bagage technique accumulé permet de définir une autre approche de l’art du combat. Ne jamais se retourner sur le passé en voulant revisiter les possibilités que nous avions à cette époque.

 

La richesse du parcours martial permet d’évoluer sans cesse et perfectionner des axes de travail surtout liés aux exercices sur l’énergie et les mouvements que j’appelle d’entretient corporel. Chacun doit pouvoir avec le temps et surtout l’expérience définir un

programme d’exercices adaptés à tous et permettant une continuité dans notre discipline.

 

L’efficacité ne doit en aucun cas être mise en arrière sur les techniques martiales (bien au contraire). Le travail intrinsèque met en évidence justement l’énergie accumulée au contraire de la force musculaire. Au-delà d’une bonne pratique pour une meilleure forme physique, les exercices doivent renforcer les organes et viscères. Le travail de la respiration en est un (entre autres).

 

La souplesse pour certain est naturelle, alors que d’autres devront sans cesse travailler pour l’acquérir et la maintenir. Les dangers avec l’âge, sont les articulations des hanches et des genoux. Il convient de travailler les

techniques de jambes en adaptant la hauteur des techniques et les répétitions.

 

Le kihon est un bon moyen de fortifier le corps en adaptant le rythme (selon l’âge) mais permet un bon travail cérébral de mémorisation et forge l’esprit. L’aspect endurance cardiaque n’est pas négligeable aussi. Après chaque séance, étirer les chaines musculaires pour enlever les toxines accumulées durant les exercices. Les psoas iliaques font partie des muscles les plus importants concernant l’accumulation de toxines. Les ostéopathes les appellent « les muscles poubelle ».

 

Les arts martiaux offrent un panel d’exercices pour l’amélioration de la santé, aussi bien pour l’externe que l’interne.

Il est évident qu’une pratique quotidienne (même de 30 minutes) est conseillée pour percevoir des résultats et conditionner le corps à l’effort. Une hygiène de vie en parallèle avec les exercices sont indispensable pour repousser la maladie.

 

En fonction de chacun, il convient de faire les bons choix. Tout art martial a ses exercices énergétiques, il suffit d’être curieux et de visiter (ouverture d’esprit).

 

Les arts martiaux ont une devise qui s’avère très juste « SHIN » (l’esprit sans lequel aucune technique ne peut être juste et efficace)

« GI » (le bagage technique du pratiquant) « TAÏ » (le corps que nous devons forger, protégé, amélioré dans la durée).